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    Si les fans de mode vont à Paris, ceux de design, à Milan, la Mecque des écolos, c’est le quartier Vauban, à Fribourg-en-Brisgau, dans le sud de l’Allemagne. J’ai eu envie d’aller voir, le temps d’une fin de semaine, comment ça faisait d’y vivre. Impressions.

    De la gare, on saute dans un tram qui nous emmène directement à Vauban. Le quartier est situé à quinze minutes du centre historique de Fribourg-en-Brisgau. Jusqu’en 1992, ses 41 hectares étaient occupés par des militaires français. Quelques casernes ont été reconverties en logements, les autres, détruites et remplacées par des bâtiments écologiquement corrects.

    Celui où nous logeons est à basse consommation d’énergie, avec murs ultra-épais et fenêtres à triples vitrages. Plus silencieux, tu meurs. Mais dans la chambre, j’entends comme un souffle. Pétrifiée, j’imagine le pire – voleur planqué derrière le rideau, monstre tapi sous le lit…

    «C’est la ventilation contrôlée», me rassure l’homme, expert en constructions écolos. Je respire. La maison aussi, et c’est très bizarre, mais pas désagréable. L’air est toujours frais sans que l’on ait besoin de penser à aérer les trois fois dix minutes réglementaires par jour. Pratique.

    Au moment de descendre les stores, on constate qu’ils sont électriques. «Pas très écolo», on se dit, en espérant que quelques cellules photovoltaïques leur ont été dévolues. Un voisin nous apprendra que c’est le top côté isolation, contrairement aux systèmes à manivelles, champions pour créer des ponts de froid – le grand ennemi des maisons à basse conso énergétique.

     


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    Sur Planète Terra, les gestes pratiques sont opérés par une famille lambda, qui décide de recycler ses cartouches d’imprimante, son ordinateur… court, concrêt et efficace. Un peu à l’image de VEGETOL et sa démarche minimaliste et incitative.

     

    Dans la série des éco-gestes immuables et basiques, la Fondation Nicolas Hulot a la sienne. Austère, mais complête.

     

    Les bons gestes de WWF sont à peu près les mêmes. Clips vidéos à velléités comiques avec la voix d’Alain Chabat, ils ont évidemment été parodiés

     

    Côté institutionnel, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie mène des campagnes de sensibilisation ponctuelles, comme la semaine de réduction des déchets et a mis en place, sur internet des outils pérennes, comme “le citoyen face au changement climatique”. On y mesure son impact écologique pour mieux le réduire. Encore faut-il avoir l’idée d’y aller.

     


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    Le site videojug, plate-forme de vidéos qui conseillent sur tout et n’importe quoi, a sa rubrique verte, où l’on trouve interviews et vidéos pratiques (en anglais). Triviale mais néanmoins primée, Toilet Tank Trick, la plus regardée de la section, “permet d’économiser de l’eau, de l’argent, et sauver la planète” en ajoutant un volume dans la chasse d’eau pour en réduire le débit. Simple, mais efficace.

    Sur le site TreeHugger, blog vert participatif racheté cet été par Discovery Channel 7,3 millions d’euros, la rubrique How to green, se décline de la consommation d’eau, la voiture,  et les bébés. Là, on va jusqu’à souligner l’impact environnemental du nombre d’enfants et inciter à l’adoption, position qui montre les limites d’une déclinaison trop large du genre.

    En version française, on trouve des dossiers sur le site du magazine Ekwo, sur le mariage, la mode …
    Tout ceci a le mérite de n’être pas didactique et rabâché. Un peu promo tout de même, marques écolo, couches, vêtements, produits d’entretien y sont mis en avant pour la bonne cause.


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    A défaut de pouvoir totalement interdire l’accès des véhicules aux centres-villes, les élus locaux,  peuvent avoir une politique volontariste et chercher à privilégier les voitures les moins polluantes. C’est le principe adopté par de nombreuses villes comme Londres, Milan, Berlin. C’est, plus généralement, ce qu’ont fait en France les pouvoirs publics avec l’instauration du bonus/malus, les primes pour l’acquisition de véhicules électriques ou hybrides (électrique + thermique), de véhicules fonctionnant aux agrocarburants, au gaz naturel pour véhicule (GNV) ou au gaz de pétrole liquéfié (GPL). Le nouveau calcul de la taxe sur le véhicule de société (TVS), désormais entièrement basée sur les émissions de CO2 a également réorienté le marché vers des voitures consommant moins et par conséquent polluant moins.

    Mais qu’est-ce qu’une "voiture propre" ? Cette notion même est parfois contestée car quelle que soit son type de motorisation, les matériaux utilisés et les techniques mises en œuvre pour sa construction ont un impact sur l’environnement. Pour l’instant, une "voiture propre" est une voiture qui émet un minimum de gaz à effet de serre.  Encore faut-il rappeler que la voiture particulière "
    ne représente que 10 % environ des consommations énergétiques des transports et beaucoup moins encore si l’on se limite aux villes centres qui sont les territoires qui conduisent les politiques les plus actives d’élimination des voitures", comme le rappellent, fort à propos, Marie-Hélène Massot, directeur de recherche au Laboratoire Ville Mobilité Transports (LVMT, commun à l’Ecole nationale des Ponts et Chaussées, l’Institut national de recherche sur les transports et la sécurité et l’Université de Marne-la-Vallée) et Jean-Pierre Orfeuil (Institut d’Urbanisme de Paris – Université de Paris XII) dans La contrainte énergétique doit-elle réguler la ville ou les véhicules ?

     


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    Tout en prenant en compte les attentes de ceux pour qui la voiture est indispensable, les élus cherchent à abaisser les seuils de pollution - à commencer par les gaz à effet de serre - ce qui passe par une réduction de consommation des carburants.

    A défaut de pouvoir interdire totalement la ville aux véhicules, ils se voient contraints de repenser l’agencement urbain et d’envisager des mesures incitatives pour qu’une partie des automobilistes change de modes de transports et que les autres choisissent des "voitures propres". C’est le principe adopté par de nombreuses villes comme Londres, Milan, Berlin et Paris. Mais qu’est-ce qu’au juste qu’une voiture propre ?

    Tour des politiques urbaines en Europe, en passant par les grandes capitales.

     

     

     

    Au début des années soixante-dix, le Président de la République française, Georges Pompidou, autorisait la construction des voies sur berges, défigurant les quais de Seine sans que cette décision soit véritablement contestée.

    Aujourd’hui, la voiture reste plébiscitée pour sa flexibilité et son individualité mais les élus locaux doivent prendre en compte la nécessité de rendre l’automobile compatible avec les impératifs de protection de l’environnement. Les mesures qu’ils prennent (rétrécissement des voies les plus larges, agrandissement des trottoirs, diminution des places de stationnement en surface, tarif des parcmètres et des parkings élevés, péage urbain…) ont pour objectif d’inciter les citoyens à limiter l’utilisation de leur voiture personnelle.

    Néanmoins, une politique de la ville efficace ne peut pas simplement se focaliser sur l’aménagement du territoire urbain, mais doit également envisager des mesures incitatives pour qu’une partie des automobilistes change de modes de transports et que les autres choisissent des voitures "propres"

     


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