• Lancé il y a six ans, l’outil permet aux entreprises et collectivités de mesurer leur consommation énergétique par pôles d’émissions, matières premières, déchets, transports… Suivi d’actes, le bilan carbone vise à réduire à la fois ses émissions et ses factures en investissant dans des technologies plus propres.

    Le mode de calcul repose sur des facteurs d’émissions que l’on rentre dans un tableur. L’évaluation de ces facteurs est assez complexe et se traduit d’ailleurs par une fourchette d’imprécision dans les résultats. Mais plus la méthode du bilan carbone est utilisée, plus elle gagne en précision et l’on peut se baser sur des données préexistantes. Par exemple, lorsque la RATP aura achevé son bilan carbone, le calcul sera plus précis pour les usagers qui feront le leur.


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  • Première étape : Faire le tour de tous ses appareils électriques. Le consomètre démasque les plus énergivores, indispensable pour analyser et mieux gérer sa consommation.

    Selon les cas, il peut s’agir des radiateurs électriques, du sèche-linge, de la cuisinière, du lave-vaisselle…
    Et après? Tout d’abord, on comprend vite que tout appareil qui chauffe est souvent très énergivore, et est donc une “cible” de choix pour réduire sa consommation. Signalons, en passant, que le rendement énergétique global de l’électricité est catastrophique ( environ 30%), nous y reviendrons.

    Pour ces appareils chauffants, il y a plusieurs options :
    ➢ S’en passer (eh oui, c’est possible, en restant tout aussi heureux)
    ➢ Choisir, pour le remplacer, un équipement avec une autre forme d’énergie, à rendement calorifique trois fois supérieur à l’électricité (gaz, mazout, bois, soleil…)
    ➢ Choisir l’appareil ayant le meilleur label énergétique (A, A++…)
    ➢ Le raccorder à l’eau chaude si c’est possible (lave-vaisselle, lave-linge)

    Des pistes que je développerai, appareil par appareil, pour éviter les pièges. A suivre, pourquoi faut-il se débarasser de son radiateur électrique.


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  • Steaks, paires de chaussures, CD, transports… La nouvelle version “personnelle” du bilan carbone, qui utilise la méthode mise au point par l’expert climatique Jean-Marc Jancovici pour l’ADEME (agence pour l’environnement et la maîtrise de l’énergie), épluche notre consommation quotidienne dans le détail.

    je fais mon bilan carboneL’exercice est assez rapide à condition de pouvoir évaluer combien de kilos de viandes, poissons, beurre… on ingère par mois, de faire la moyenne de son kilométrage en voiture et en train et d’avoir ses factures d’électricité sous la main.

    Le résultat nous montre sur un graphique et un tableau de statistiques par où nous péchons, logement, transport, alimentation, consommation. Une barre repère rouge établit la limite à ne pas franchir pour prétendre à un mode de vie durable, soit 640 kilos équivalent carbone, quatre fois moins que la moyenne annuelle par habitant en France.

    Habituée du train et des transports en commun, je suis largement sous la barre à ne pas dépasser pour prétendre à un mode de vie “durable”, (sauf qu’en ajoutant deux aller-retour en avion, le quota explose). Loin d’un steak par jour, mon alimentation est aussi durable. Ma consommation en revanche, vie quotidienne, vêtements, loisirs, déborde.

    J’arrive à une moyenne de 1052 kilos, 1952 kilos en rajoutant mes quatres trajets en avions, avec une incertitude de 43% (pour chaque produit une fourchette indique les points minimum et maximum probables pour mes émissions), en dessous de la moyenne annuelle de mes concitoyens 2800 kilos, ce qui n’est pas étonnant vu ma situation urbaine, sans voiture, sans électroménager gourmant en énergie.

    C’est un bon moyen de rendre visible le coût environnemental de sa consommation, qui n’apparaît pas, pour l’instant du moins, dans le prix des produits que nous achetons.


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  • Voila une question que je me pose depuis quelque temps. On voit fleurir un peu partout des panneaux solaires pour la production d'énergie propre. Ma question qui en découlait était donc celle-ci "Il faut de l'énergie et de la matière première pour produire un panneau solaire, alors au bout de combien de temps ce dernier a t'il un bilan énergétique positif, c'est à dire qu'il produit plus d'énergie que ce qu'il en a fallu pour sa production".

    La réponse :

    Croire que la fabrication d’un panneau solaire consomme plus d’énergie que ce qu'il fournira durant sa durée de vie est un mythe. Cela est vrai pour les panneaux solaires conçus pour l’environnement spatial, compte tenu des conditions dans lesquelles ils vont évoluer et qu’ils doivent avoir un très bon rendement, on ne compte pas l’énergie nécessaire pour les produire et ils ne seront sûrement jamais rentables. Mais ceci est faux pour les panneaux solaire terrestres.
    Bien sûr, tout ce qu’on produit sur terre nécessite de l’énergie et, afin de pouvoir estimer l’intérêt énergétique d’un produit, on a créé le « bilan énergétique » qui est tout simplement le rapport de l’énergie sortante (énergie produite) sur l’énergie entrante (énergie nécessaire pour la réalisation du produit et/ou la production de l'énergie sortante).

     

     


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  • Vous pensez que c'est impossible, et pourtant, Keinichi Horie, un japonais de presque 70 ans tente en ce moment de nous prouver le contraire! Il semble assez original au départ de faire aboutir le concept d'un navire propulsé grâce aux vagues et pourtant, si l'on part du constat  que l'océan ne manque pas de vagues, ça n'est pas si bête que celà !

    A l'heure ou j'écris ces lignes, Keinichi Horie est donc en pleine mer (cf carte ci dessous) tentant un voyage de 6000 km entre les îles d'Hawaï et le Japon. Son navire, le "Mermaid 2" est parti le 16 mars et arrivera fin mai. S'il arrive à destination  , il entrera définitivement dans le livre des records pour la plus grande distance parcourue en se servant uniquement de la puissance motrice des vagues.

    Un bateau propulsé uniquement par les vagues !

    Bien entendu, la vitesse n'atteint pas des sommets : sa vitesse maximale est de 5 noeuds marin, soit environ 9 km/h (la vitesse de quelqu'un qui marcherait très rapidement). C'est deux à trois fois de moins qu'un moteur diesel standard pour ce type de navire. En fait, Keinichi Horie veut démontrer qu'il est possible d'exploiter ce concept d'utilisation de la puissance des vagues dans la vie réelle (pour des cargos qui, de toute manière, ne vont pas très vite). Le navire est de plus conçu de telle sorte qu'il peut se relever tout seul s'il chavire.

    Le Suntory Mermaid 2 utilise des panneaux mobiles (oscillants) sous la coque aidés de 12 puissants ressorts afin de tirer profit de l'énergie des oscillations verticales (des vagues) pour la convertir en une puissance motrice vers l'avant. Le principe est un peu le mouvement dit du « dauphin » des nageurs. Ce faisant, le navire est stabilisé : il tangue moins qu'un navire classique. (cf la vidéo ci dessous du fonctionnement en modele réduit).


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