• Vous pensez que c'est impossible, et pourtant, Keinichi Horie, un japonais de presque 70 ans tente en ce moment de nous prouver le contraire! Il semble assez original au départ de faire aboutir le concept d'un navire propulsé grâce aux vagues et pourtant, si l'on part du constat  que l'océan ne manque pas de vagues, ça n'est pas si bête que celà !

    A l'heure ou j'écris ces lignes, Keinichi Horie est donc en pleine mer (cf carte ci dessous) tentant un voyage de 6000 km entre les îles d'Hawaï et le Japon. Son navire, le "Mermaid 2" est parti le 16 mars et arrivera fin mai. S'il arrive à destination  , il entrera définitivement dans le livre des records pour la plus grande distance parcourue en se servant uniquement de la puissance motrice des vagues.

    Un bateau propulsé uniquement par les vagues !

    Bien entendu, la vitesse n'atteint pas des sommets : sa vitesse maximale est de 5 noeuds marin, soit environ 9 km/h (la vitesse de quelqu'un qui marcherait très rapidement). C'est deux à trois fois de moins qu'un moteur diesel standard pour ce type de navire. En fait, Keinichi Horie veut démontrer qu'il est possible d'exploiter ce concept d'utilisation de la puissance des vagues dans la vie réelle (pour des cargos qui, de toute manière, ne vont pas très vite). Le navire est de plus conçu de telle sorte qu'il peut se relever tout seul s'il chavire.

    Le Suntory Mermaid 2 utilise des panneaux mobiles (oscillants) sous la coque aidés de 12 puissants ressorts afin de tirer profit de l'énergie des oscillations verticales (des vagues) pour la convertir en une puissance motrice vers l'avant. Le principe est un peu le mouvement dit du « dauphin » des nageurs. Ce faisant, le navire est stabilisé : il tangue moins qu'un navire classique. (cf la vidéo ci dessous du fonctionnement en modele réduit).


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  • Loin d’avoir une maison passive, j’ai opté, pour remplacer mon ancienne chaudière au mazout, pour une chaudière aux granules de bois (”pellets”) couplée à 10m² de panneaux solaires thermiques; tous deux réchauffant un réservoir de 1000 litres d’eau en amont des radiateurs. Pour alimenter la cuisine et la salle de bain, l’eau de consommation traverse simplement au préalable un serpentin interne à ce réservoir, afin d’atteindre la température souhaitée. Voir le schéma ci-dessous.

     

    Pour une telle installation, l’investissement de 5000€ (comparé à un installation “tout mazout”) est amorti en moins de cinq ans, vu les 20% d’apport solaire gratuit, et le prix des pellets environ 40% moins chers que le fioul. Ma facture annuelle s’élève désormais à 900€ au lieu de 2100€ pour une solution “tout mazout”.
    Ces calories désormais vertes ne me font néanmoins pas oublier que l’isolation de la maison est le premier critère d’économie d’énergie. Optimiser l’isolation me permettra de réduire de moitié au moins les quatre tonnes de pellets nécessaires pour chauffer chaque année. Ceci afin de respecter “la part des autres” qui sera précieuse lorsque le pétrole deviendra inaccessible.

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  • Si le radiateur électrique est le mode principal de chauffage de la maison, il est urgent d’envisager d’autres solutions: d’abord pour le climat, mais également pour le portefeuille.

     

    Derrière une prise murale se cache toujours une centrale électrique qui, le plus souvent, consomme de l’énergie primaire (charbon, gaz, pétrole, ou pire, l’uranium) … autant de ressources à l’origine de tensions au niveau mondial. La consommation des énergies fossiles génère énormément de C02, et si l’on considère toute la filière de l’uranium jusqu’au démontage des centrales nucléaires, celle-ci génère quand-même un tiers du C02 émis par les filières fossiles.

    Or, environ deux tiers de l’énergie primaire consommée par une centrale électrique sont perdus (dans l’atmosphère ou les cours d’eau), contre 10 à 30% seulement si l’on utilise directement la ressource énergétique à la maison (chaudière, poêle, radiateur). Ceci explique en partie pourquoi se chauffer à l’électricité peut coûter jusqu’à trois fois plus cher que pour les autres filières.

    Il est même possible de réduire à pratiquement rien sa consommation domestique d’énergie, en poussant très loin l’isolation de son habitation et en optimisant ses besoins en chauffage. En appoint, les filières renouvelables comme le bois et le solaire annulent la génération de C02…


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  • Pour commencer donc sur le jardin, voici d'abord une biblio toute personnelle : ce sont mes 3 livres de jardinage bio !

     

    J'ai commencé avec celui-ci : Un coin potager bio de Fanny Dupré

    Simple et efficace, drôle, bien documenté et surtout très bien expliqué, il m'a permis de me lancer dans mes premières cultures et j'y reviens toujours pour les conseils de base tant il est bien fait. Je le conseille pour tout débutant au jardin, les photos sont en plus très réussies et le prix correct.

     

    J'ai ensuite passé la vitesse supérieure avec Le nouveau Jardin écologique de Jean-Paul Collaert

     Complet, riche, clair, une encyclopédie parfaite !

     

    Enfin, mon frère m'a offert ce dernier, L'art du potager en carrés ar Eric Prédine et Jean-Paul Collaert, éditions EDISUD, collection "Les nouveaux jardiniers".

    C'est génial, c'est bien expliqué, avec des schémas, des calendriers de rotation, un ton drôle et joyeux, bref, un gros coup de coeur aussi.

    Mais sur le thème, il y a aussi les ouvrages de Anne-Marie Nagaleisen qui ont l'air très bien et, en plus, l'auteur a un site internet


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    Si les fans de mode vont à Paris, ceux de design, à Milan, la Mecque des écolos, c’est le quartier Vauban, à Fribourg-en-Brisgau, dans le sud de l’Allemagne. J’ai eu envie d’aller voir, le temps d’une fin de semaine, comment ça faisait d’y vivre. Impressions.

     

    De la gare, on saute dans un tram qui nous emmène directement à Vauban. Le quartier est situé à quinze minutes du centre historique de Fribourg-en-Brisgau. Jusqu’en 1992, ses 41 hectares étaient occupés par des militaires français. Quelques casernes ont été reconverties en logements, les autres, détruites et remplacées par des bâtiments écologiquement corrects.

     

    Celui où nous logeons est à basse consommation d’énergie, avec murs ultra-épais et fenêtres à triples vitrages. Plus silencieux, tu meurs. Mais dans la chambre, j’entends comme un souffle. Pétrifiée, j’imagine le pire – voleur planqué derrière le rideau, monstre tapi sous le lit…

     

    «C’est la ventilation contrôlée», me rassure l’homme, expert en constructions écolos. Je respire. La maison aussi, et c’est très bizarre, mais pas désagréable. L’air est toujours frais sans que l’on ait besoin de penser à aérer les trois fois dix minutes réglementaires par jour. Pratique.

     

    Au moment de descendre les stores, on constate qu’ils sont électriques. «Pas très écolo», on se dit, en espérant que quelques cellules photovoltaïques leur ont été dévolues. Un voisin nous apprendra que c’est le top côté isolation, contrairement aux systèmes à manivelles, champions pour créer des ponts de froid – le grand ennemi des maisons à basse conso énergétique.

     

    Le lendemain matin, en allant chercher le pain (bio) et la confiture (bio) au magasin (bio) du coin, on croise des tas de gens à vélo. La tendance: la petite remorque couverte où caser les mômes derrière la bicyclette. Les voitures n’ont pas droit de cité dans le quartier, des parkings leur sont réservés en périphérie. Résultat, les rues sont hypercalmes, toutes en chants d’oiseaux et cris d’enfants. Le tram, on l’entend à peine: de l’herbe pousse entre les voies, ce qui a le mérite d’en absorber le bruit. Vade retro béton, désherbant et tondeuse, la prairie est de tous les espaces verts! Les places de jeux, elles, sont en terre battue, les habitants ayant remarqué que par mauvais temps, les gosses ne s’y bousculaient pas.

     

    En me baladant dans les rues, j’ai une pensée pour l’architecte Hundertwasser, vous savez, ce type qui plante des arbres dans les maisons et refuse de tirer ses constructions au cordeau. L’endroit lui parlerait sûrement. Bon, on est en Allemagne, alors pas question de construire des bicoques biscornues. Mais pas un mur sans glycine qui l’escalade. Zéro haie de thuyas, à la place, des arbres en pagaille. Pas de barrières mais des empilements de branches coupées qui serviront d’abris à des animaux ou des murs en pierre sèche qui ne demandent qu’à être colonisés par des herbes folles. Et des maisons de toutes les couleurs, dont peu dépassent les cinq étages, toutes fonctionnant aux énergies renouvelables. On a même aperçu de petits immeubles construits en bottes de paille.

     

    Finalement, c’est ça qui m’a plu le plus à Vauban: la créativité qui s’exprime un peu partout. Ça m’a donné envie de remplacer ma terrasse en dalles de béton par des lattes en bois. Heureusement que les panneaux solaires sont déjà sur le toit !

     


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